Patrice de Plunkett interviewe le "Pélé pour la France"

publié le 21 janv. 2013 à 09:34 par Pèlerinage pour la France   [ mis à jour : 20 juin 2015 à 03:35 ]
Le journaliste Patrice Plunkett

Interview sur son blog :
http://plunkett.hautetfort.com/archive/2013/01/21/nouveau-des-pelerinages-pour-la-nouvelle-evangelisation-de-l.html

Nouveau : des "pèlerinages pour la nouvelle évangélisation de la France"

Prochaine édition le 23 mars :

Depuis le 29 septembre dernier (date de sa première édition), un "pèlerinage pour la nouvelle évangélisation"est lancé par Eric Levavasseur. Sa prochaine édition se tiendra le 23 mars prochain : elle ira de Chinon à L'lle-Bouchard, « le long de la Vienne, entre vignes et champs de blé ». L'édition suivante aura lieu six mois plus tard, les 5 et 6 octobre, en Provence, de Saint-Maximin à Cotignac (avec Mgr Rey). Ce rythme se reproduira tous les ans : un pèlerinage vers L'Ile-Bouchard, suivi d'un autre, six mois plus tard, dans un sanctuaire français chaque fois différent – afin de revitaliser localement la pastorale des pèlerinages. 

Le pèlerinage a pour but de prier pour la nouvelle évangélisation de la France. Il appelle tous les catholiques aimant la France, qu'ils soient Français ou non : en particulier les ressortissants de pays ayant reçu l'évangile de missionnaires français. La formule de ce pèlerinage a vocation à être transposée dans d'autres pays ; des délégations de chaque pays participeront aux pèlerinages de l'autre, pour un grande fraternité chrétienne.

Ouverture des inscriptions pour Chinon- L'Ile Bouchard : 20 février.

Site : www.pelepourlafrance.com

 

Dix questions à Eric Levavasseur

 

Un pèlerinage ?  à quoi cette démarche répond-elle ?

La prière chrétienne, c'est  "parler avec son Père dont on se sait aimé" : elle nous remet à notre rang d'enfant de Dieu. Le pèlerinage est une prière marchante, qui unit le corps et l'esprit. C'est une marche au milieu de la nature pour penser au Ciel : on s'appuie sur le monde visible pour se tourner vers l’invisible... "Tu trouveras au milieu de la forêt plus que dans les livres", disait saint Bernard. Pèleriner est un mode de prière très complet : corporel, spirituel, naturel et surnaturel, où l’on s’appuie sur les réalités pour se tourner vers la Vérité. Après avoir rejeté la Vérité, notre société en vient à nier les réalités : le pèlerinage est donc une bonne réponse à cette situation.

C'est l’image de la marche du peuple hébreu vers la Terre Promise, et le symbole de notre vie terrestre comme "marche vers le Ciel" – notre patrie véritable... C’est aussi l’image de la progression pas à pas de l'âme vers son Créateur. Et l’image du retour de l’enfant prodigue vers son père.

C'est donc une démarche de conversion spirituelle : on part en pèlerinage pour changer. Le "pèlerinage pour la France" n’est pas un défilé triomphaliste, mais un moyen pour mieux aimer le Père et ses enfants : nous-mêmes et nos frères et sœurs dans le monde. Mieux s’aimer pour mieux aimer, tel est l’objectif.

La conversion n'est pas un rejet de soi : c'est un rejet du péché qui nous défigure, et des erreurs qui en sont le fruit et nous égarent. Le fruit du pélerinage est que l’individu s’efface pour laisser place à la personne, l’être que le Père a voulu et a doté de talents pour aimer et servir ses frères : "deviens ce que tu es". Nous pèlerinons pour devenir enfants de Dieu, pour que la France devienne un pays où le Christ règne sur les âmes : un pays dont la culture, fondée sur la ratio, est un chemin vers la foi. C'est cela, pour la France, être "la fille aînée de l'Eglise".

Une conversion n'est pas un retour en arrière : c'est une réconciliation. Créature et créateur, père et enfant, sont indissociables. C'est l’harmonie voulue par Dieu où chacun exerce ses talents au service du bien commun : en Dieu, mon bien est conforme à celui de l'autre.

Si Dieu est effacé, l’homme devient le mètre-étalon, et la Vérité cède la place au relativisme qui efface toute idée de bien commun. S’il n’y a pas de bien commun, même la notion d’Être disparaît. L’euthanasie, qui ne voit que la maladie incurable et non plus l’être humain malade, est l’application d’une telle dérive.

Dans cet univers-là, une manifestation de la seule foi au monde fondée sur l’amour inconditionnel me paraît adaptée : car dans un tel univers, la vérité est révolutionnaire.

Et par rapport aux pèlerinages existants ?

Il existe d’autres pèlerinages à L’Ile-Bouchard, mais ils sont orientés "famille" plutôt que "France" et n’ont pas cet angle d’internationale de la prière – puisque ce nouveau pèlerinage est ouvert à tout amoureux de la France, et destiné à être copié par chaque pays. Il rassemble des Français et des étrangers qui viennent, en toute gratuité, prier pour notre pays. Nous attendons spécialement les ressortissants des pays ayant reçu l’Evangile de missionnaires français : c’est nous, maintenant, qui en avons besoin. En pratiquant la communion des saints dans la patrie terrestre, nous annonçons la communion des saints de la patrie céleste.

Notre trajet est en lui-même un programme : partant de Chinon, cité marquée par Jeanne d’Arc, nous marchons entre  les vignes et les blés, symboles eucharistiques, en longeant la Vienne à contre-courant, symbole du retour sur soi, vers la source, représentée par L’Ile-Bouchard où la Vierge serait apparue. Pour nous, pèleriner est aller "au Ciel par la terre" : c’est la devise de notre association. Toute notre vie est un pèlerinage. 

Pourquoi L'Ile-Bouchard ? 

À L'Ile-Bouchard, du 8 au 14 décembre 1947, quatre petites filles déclarent qu'elles auraient vu la Vierge Marie leur demander de prier et de faire prier pour la France. D'après ce récit, on voit que sur six jours d’apparitions, il y en a cinq où la Vierge a insisté sur la prière pour la France, parlant de la famille et des pécheurs le reste du temps. La prière pour le pays, la prière pour la famille, la prière pour les pécheurs sont liées, ce qui est logique : le problème du monde c'est le péché ; c'est dans les familles qu'on apprend à le rejeter, avant de quitter sa famille pour vivre au sein de la société, dans son pays.

 À quel courants spirituels se rattache ce pèlerinage ?

À l'esprit franciscain et à saint Bernard, pour le goût de la nature et de l’absolu : avoir mal aux pieds est une chance ! c’est un cadeau de plus à offrir à Dieu.

À saint Benoit Labre, pour la pérégrination.

À l'esprit ignacien et à sainte Catherine de Sienne pour le retour à soi-même en tant qu’enfant de Dieu et donc frère de tous ses enfants : "deviens ce que tu es"... (la France est malheureuse parce qu’elle est défigurée. Sa conversion, c'est rejeter ce masque et avoir nos vrais visages de ressuscités).

À saint Thomas d'Aquin pour la recherche de la cohérence en tout, du plus petit au plus grand de ce qui fait l’univers. Tout parle de Dieu : "si tu cherches Dieu, regarde autour de toi."

Comment prier pour "la patrie" sans tomber dans l'irréalisme des nostalgies ? 

On y tombe quand on ne sait pas ce que "patrie" et "amour" veulent dire. Quel est le premier commandement, selon le Christ dans l'Evangile ? "Tu aimeras ton Dieu de toutes tes forces, de toute ton âme et ton prochain comme toi-même." Aimer  quelqu’un, c'est vouloir son bien. Aimer la patrie c’est vouloir le bien du pays, du peuple que Dieu nous a donnés : c’est aimer, c’est vivre chrétiennement là où Dieu nous a mis. En fait, la première manifestation de patriotisme c’est la messe : prierensemble notre Père à tous. Le patriotisme du chrétien n’est pas nostalgique, c’est un programme d’action dans le présent : un amour ordonné de soi, de son pays, à l’amour de tous les enfants de Dieu ; comme l’amour conjugal et familial, ou l’amitié, qui n’ont jamais été des rejets d'autrui.

L’amour de la patrie, c’est l’amour de ce qu’on a reçu de ses pères et, au-delà d’eux, du Père qui est aux Cieux. C’est aimer sa part d’héritage comme la partie d’un tout (spirituel, humain, écologique, culturel) qui nous est confié et qu’on doit transmettre. C’est reconnaitre qu’on est comme un anneau d’une chaîne mystique unissant verticalement le monde visible au monde invisible, et horizontalement les êtres, les familles et les nations. L’amour du prochain participe de l’amour du Père, comme l’amour de la patrie préfigure (et participe de) l’amour de toutes les nations. L’amour de la patrie terrestre préfigure (et participe de) celui de la patrie céleste.

L'amour de la patrie doit être compris à travers le prisme de l’amour du prochain, mais aussi : 1/du Notre Père, 2/de la Communion des Saints, 3/de l'Épiphanie et 4/de la Fête du Christ roi de l'Univers :

1/ On ne prie pas en disant "mon Père", mais "notre Père": l'homme prie à la fois personnellement et en communauté, et dans un cadre  filial. C’est la paternité de Dieu qui fonde la fraternité humaine. Dans le projet divin, la fraternité humaine n’est pas divisée en nations, maisformée de nations.  La nation ? Selon la doctrine sociale de l’Église, c’est "le prolongement de la famille", qui elle-même est "l’église domestique". Le rôle spirituel de la nation est donc d’organiser les églises domestiques pour sanctifier la vie profane et répondre à l’appel du Notre Père : "que Ton règne vienne sur la terre comme au Ciel".C’est le seul domaine où le chrétien soit libéral : supprimer les frontières entre mondes visible et invisible, entre la foi et les actes. "Que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel" fonde la citoyenneté des enfants de Dieu, car cette volonté se fait par notre action.

2/ la Communion des Saints. On l’a déjà dit, le patriotisme se manifeste d’abord par la prière en commun et les uns pour les autres, et il préfigure l’union des patries terrestre et céleste vers un même but : le triomphe du Roi dans toute sa création. On prie et on agit pour son pays, pour la Syrie, l’Irak,  etc.

3/ l'Epiphanie. Dieu se révèle à tous. Il a élu les juifs mais n’a pas rejeté les autres. Il se sert des Hébreux comme d’un tremplin pour assurer le salut de toutes les nations. La révélation étant faite, il faut communiquer la bonne nouvelle à "toutes les nations". Pour cela, chaque nation a sa culture, c’est-à-dire sa recherche du Bien, du Beau qui est le visage de Dieu. Chaque nation use des talents propres qu’elle a développés par sa culture, pour le bien commun de l’humanité. Chaque pays a une vocation chrétienne, car chaque pays est fondé sur une culture ; or la culture est la recherche du vrai et du beau : c’est-à-dire, inconsciemment souvent, de Dieu.

4/ la Fête du Christ roi de l'Univers : Dieu est l’alpha et l’oméga. Tout vient de lui, donc tout lui est dû. Pas de créatures sans créateur, et inversement. Nous sommes intrinsèquement unis, nous sommes intrinsèquement nous-mêmes quand nous développons les talents reçus soit personnellement soit en communauté familiale, paroissiale, nationale, humaine. Dieu ne préside pas : Il règne, et peut le faire par nous. L'Eglise fondée par le Christ est intrinsèquement sainte et formée sur terre de pécheurs ; les nations ne sont pas saintes, mais peuvent être sanctifiées en organisant le bien commun des enfants du Père céleste, comme les parents sont sanctifiés en élevant chrétiennement leurs enfants. Depuis Jean-Paul II, couple et famille ont été "réhabilités" dans les esprits : reste à opérer la même démarche pour la nation.

La "nation" ne se comprend correctement qu'à travers la "patrie" qui unit au Père et à tous ses enfants : sinon, on ne voit pas sa nation comme une personne membre de la famille humaine mais comme un but, auquel Dieu servirait de prétexte ou d'instrument. On ne peut pas être national-catholique et souhaiter le règne du Christ roi de l’univers : "c'est toujours pour le bien commun que le don de l'Esprit se manifeste dans un homme" (1 Corinthiens 12,7). Dieu ne favorise pas un de ses enfants au détriment d’un autre. Il les aime tous, et leur donne, à tous, des talents personnels qui vont concourir au  bien commun.

Quel est l'écho de votre initiative dans les paroisses ?

Chinon et l'Ile-Bouchard sont parties prenantes. D'autres placent notre affiche sur leur panneau d'informations. Les paroisses charismatiques nous font un peu de pub. Les autres, pour la plupart, attendent "ce que va dire monseigneur". Je m'adresse donc aux évêques : "venez et voyez".

Et auprès des catholiques immigrés ?

Très contents ! Quand on leur dit : "arrivant de pays où, sans complexe, vous pouvez vous montrer chrétiens, vous arrivez dans un pays déchristianisé où, contrairement à l'érotisme, la foi doit être cantonnée au privé : votre rôle est donc de l'évangéliser", ils sont heureux de se découvrir – en tant qu'immigrés – un rôle, et pas des moindres ! Un Congolais m'a dit : "nous payons notre dette spirituelle envers le pays qui nous a envoyés des missionnaires". J’ai eu les larmes aux yeux. Une Vietnamienne m’a dit la même chose. Parmi les plus motivés il y a en effet les Vietnamiens, très fiers de Marcel Van et d'être originaires du "Fils aîné de l'Eglise en Asie". Des Français ont versé leur sang pour que le Vietnam connaisse les paroles de vie. Ce lien entre nos deux peuples, rien ne pourra l'effacer, mais il faut en faire quelque chose !

Vous savez, les catholiques immigrés, ce qui leur fait plaisir, c'est de voir des Français… d'avoir une activité avec eux… Les Français croient faire preuve de recul en disant sans cesse du mal de leur pays : non seulement c’est injustifié, mais si l'on ne s'aime pas on ne peut aimer les autres. Cet auto-dénigrement n'est pas de l'humilité, mais contredit le principal commandement.

C’est la culture qui fait la nation, Jean-Paul II l'a dit à l'UNESCO en 1980. La culture donne envie de vivre ensemble : il faut donc la proposer aux immigrés. Or, pour effacer le souvenir de la monarchie, la Troisième République a fait table rase du passé et coupé tout un peuple de son histoire, de ses racines populaires, toujours considérées comme un peu ridicules. Du coup, il y a une gêne à se montrer français. Pour remplacer le christianisme, on a prôné pour la France  un messianisme droit-de-l’hommesque où lui était donné le rôle principal. Ce programme n'est pas ordonné à Dieu le Père, et il ne peut être universel parce qu'il empêche de comprendre qu'on doit être capable de s'aimer soi-même pour pouvoir aimer les autres... Les Français croient trahir cette pseudo mission universelle dès qu'ils pensent à eux cinq minutes : du coup, ils oscillent entre un pseudo-universalisme, où ils négligent de s'aimer, et un repli sur soi cocardier. Non ! Aucun amour véritable ne mène au mépris suicidaire ! Pas d'universel sans Dieu le Père.

Coupé de la religion d'amour, les Français ne peuvent s'aimer. Comment les immigrés voudraient-ils s'intégrer à une société de perdants, honteux d’eux-mêmes, une société érotomane qui expose la nudité féminine à tous les coins de rue et déclare que le voile islamique est une atteinte à la dignité de la femme ?

Et auprès des associations et mouvements sociaux ? auprès des catholiques étrangers ? 

Côté associations, nous voulons par exemple inviter les bénéficiaires de l'association Magdalena (lourds blessés de la vie). Côté étranger, le but est que des délégations d'autres pays nous fassent l'amitié de venir prier avec nous. Des pèlerins anglais dans les pas de Jeanne d'Arc à Chinon, priant pour la France ? Dieu ne pourra plus rien refuser ! Ensuite, il faut que cela déborde, que le pèlerinage soit copié en Europe, pour que chaque pays ait son "pèlerinage de nouvelle évangélisation" auquel des délégations étrangères viendraient participer... Nous voulons des parrainages de prière d'un pays à l'autre, qui se concrétisent par la participation aux pèlerinages. Poser des actes est le meilleur moyen de penser à ce qu'on fait.

 Une démarche comme la vôtre fait-elle place aussi à l'appel à un nouveau modèle de vie en société (sobriété heureuse, écologie plénière, etc) ?

Je connaissais un prêtre espagnol qui disait : "dans vos vies, pas de compartiments étanches." Notre but est de faire le ménage dans notre âme pour que le Bon Dieu puisse se sentir chez lui. Aucune pièce ne Lui est interdite. La conversion, c'est lui donner les clefs... Nous aurions l’air malin de dire nous voulons aimer les créatures mais pas la création ! Quand on a perdu un proche, on est ému de voir les objets qui lui appartenaient : en attendant le retour du Bon Dieu, nous devons aimer tout ce qui vient de Lui.

Quelqu'un qui se dit patriote mais n'aime pas la nature dans laquelle est implanté son pays, n'a rien compris. La France est enracinée dans une terre dont nous sommes responsables, et elle est incarnée dans le peuple français. La France n'est pas un concept, mais du concret. Aimer la France, c'est aimer les Français, c'est aimer la fraction de création  divine où ils vivent et dont nous sommes prioritairement responsables. Sinon c'est comme aimer Dieu mais pas ses créatures ni sa création : un mensonge. C'est donc une folie de croire que la sanctification ne s'accompagne pas d'un souci de la Création, que Dieu a donné à l’homme comme un instrument pour le louer !

L'écologie, la vraie, est la science de l'oikos : la terre que Dieu nous a confiée comme maison. L'écologie c'est le patriotisme appliqué à la Création. Et le patriotisme c'est l'écologie du bien commun, de la cité. Comme notre action sur terre doit correspondre à notre salut éternel au Ciel, on peut dire que l'économie du Salut passe par l'écologie plénière : naturelle et politique. La réalité étant le chemin de la Vérité, l'évangélisation avec un discours tiré du réel ouvre un véritable boulevard, car il y a des non-croyants écolos et patriotes : ce qui prouve bien que c'est anthropologique. Nous n'inventons rien. La réalité est la même pour tout le monde.

Si le bien de chacun doit être conforme au bien commun, l’activité économique doit être conforme au bien de la planète où elle s’exerce, c’est évident.

Envisagez-vous de faire germer un mouvement ?

C'est fait ! J'ai le plaisir de vous annoncer la création de l'association 1901 Saint Martin - Saint Benoit. Saint Martin l'évangélisateur de la Gaule ; saint Benoit le patron de l'Europe, puisque notre but est que le mouvement déborde à l'étranger.

Nous voulons un pèlerinage par an à L’Ile-Bouchard et un autre six mois après dans un lieu différent, par roulement. Les prochains pèlerinages sont le 23 mars à L’Ile-Bouchard, puis les 5 et 6 octobre à Cotignac, avec Mgr Rey qui a reconnu notre association. En 2014 cela pourrait être Kergonan - Sainte-Anne-d’Auray, ou Le Laus…

Pour l’instant le pèlerinage à L’Ile-Bouchard est sur une seule journée, au départ de Chinon ; nous voudrions le faire sur deux journées, de Candes (où est mort saint Martin) à L’Ile-Bouchard en passant par Chinon : deux jours de marche sous les frondaisons des bords de la Vienne. Il faut trouver un lieu de bivouac à Chinon. A l’arrivée le dimanche à L’Ile-Bouchard, après messe et adoration, il y aurait une grande fête familiale dans une prairie où tous les pèlerins partageraient leurs spécialités régionales et nationales. Une France peuplée de chrétiens, c’est une France réconciliée avec elle-même : une France de la joie de vivre.

Nous pensons aussi à constituer – à partir des temps forts des deux pélerinages – une "école de vie", axée sur la formation intellectuelle, le développement personnel, la formation spirituelle, le service. Ces formations seraient assez simples, avec ouverture sur un approfondissement dans les institutions existantes (CLER, Ecole cathédrale, etc). L'association donnera les bases, ce qui pour beaucoup sera déjà une découverte et répondra à de nombreuses questions :

 

I.- Parcours "Fides et Ratio"

A.- formation intellectuelle

1/ philo  : la vérité existe-elle ?

2/ catéchisme-théologie

3/ les bases de la Doctrine sociale de l'Eglise

B.- formation spirituelle

1/ école de prière

2/ école d'oraison

3/ retraites de st Ignace

II.- Parcours "Fils de Dieu, frères des hommes"

A.- culture et développement perso 

1/ bilan de compétence parallèle à une retraite de St Ignace

2/ chants choral et histoire du beau

3/ les bases de l'histoire de l'Eglise, connaissance de Vatican II

 B.- le service 

Aux captifs la libération, maraudes, Tom Pouce,  visites aux prisonniers, Conférences de St Vincent de Paul, A bras ouverts, etc

ou tout simplement : ménage de la paroisse, secrétariat, etc

III.- Temps forts

- « moi » : goums, St Patrick's Purgatory, retraites

- « ensemble » : pélerinages

- « les autres » : évangélisation de rue

- « Dieu et moi » : effusion de l'Esprit

Ce cycle essaiera de répondre aux diverses facettes de la personne : tous appelés à la sainteté selon ce que nous sommes, nous devons donc découvrir quels sont nos talents... >> 

Comments